Voici la dernière étape de mon illustration chinoise.
Il s'agit de la mise en couleurs.
Pour ce faire j'emploie de la gouache. Je rappelle, au passage, que la gouache n'est ni plus ni moins que des pigments déjà tout prêts à l'emploi, mélangés à
de la gomme arabique, ce qui fait gagner quelques précieuses minutes lorsqu'un travail est urgent...
Il m'arrive de peindre aux pigments, pour des commandes ou lorsque j'ai envie de faire ma petite cuisine médiévale...
Pour en revenir à ma peinture chinoise, je commence par les couleurs les plus pâles, puis je réhausse petit à petit avec les couleurs plus foncées.
Depuis que je travaille sur ce livre chinois, je peins très souvent avec des couleurs aquarellées ainsi qu'avec des pinceaux chinois de différents calibres ; sans doute cela me permet-il de
m'imprégner d'avantage du sujet.
Je m'occupe de peindre le cadre du sujet et de faire la lettrine généralement en
dernier.

La lettrine fleuronnée ( la lettre P) a été peinte au pinceau, puis, pour l'intérieur, j'ai
employé une plume très fine. On retrouvait très souvent ce type de lettrines au Moyen Age et les couleurs sont toujours les mêmes. Lettre bleue ornée de petits motifs rouges ou bien lettre
rouge ornée de petits motifs bleus.

